Réseaux sociaux non-professionnels : attention, les recruteurs vous observent !

Réseaux sociaux non-professionnels : attention, les recruteurs vous observent !

Selon une étude de l’INSEE basée sur des données de 2013, 30 % des candidats utilisent les médias sociaux pour leur recherche d’emploi. En parallèle, seulement 8 % des recruteurs ont recours à ces réseaux, tous secteurs confondus. Cependant, à l’heure où le digital est omniprésent dans notre quotidien, les recruteurs ont bien compris l’utilité de découvrir une phase plus personnelle des candidats, à travers leur identité numérique. En d’autres termes, bien que les chasseurs de tête utilisent peu les réseaux comme Viadeo ou LinkedIn lors de leur recrutement, leur tendance à explorer les comptes Facebook ou encore Twitter des candidats ne fait aucun doute.


Des chercheurs de l'Université Paris-Sud se sont d’ailleurs penchés sur cette pratique en 2014, afin de vérifier son ampleur. Les résultats montrent que pour deux profils égaux (diplôme et expérience identiques, nom à consonance francophone, même origine géographique, même sexe, même âge), les résultats sont bien différents. L’un des deux profils a reçu quasiment deux fois moins de réponses positives que l’autre. Il s’avère que le seul point différenciant un profil de l’autre n’était détectable que via leur compte Facebook, à savoir leur lieu de naissance, le premier étant originaire de Marrakech, et arabophone. Outre l’aspect discriminatoire de ce résultat, l’utilisation de Facebook par les recruteurs laisse ici peu de place au doute.

Aujourd’hui, de nombreux candidats ont conscience de l’importance de préserver leur vie privée afin qu’elle ne déborde pas sur leur vie professionnelle à leur insu et prennent soin de restreindre leurs publications à un cercle privé, afin de limiter leur diffusion massive.

Pour ceux qui ne se reconnaissent pas dans cette catégorie, il n’est pas trop tard ! Vous avez la possibilité de modifier les paramètres de vos comptes, même lorsqu’il s’agit d’une publication déjà existante. Vous pouvez également taper votre nom dans les moteurs de recherche afin de vérifier les résultats. Si vous ne parvenez pas à supprimer une information gênante, vous pouvez faire appel à la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) ou même à des agences spécialisées en e-réputation.

De façon générale, avant de publier du contenu le jour J, demandez-vous si vous ne le regretterez pas le jour J+1 !

Donnez-nous votre avis ! Pensez-vous qu’il soit légitime pour un recruteur de partir à la recherche d’informations sur internet concernant ses potentiels futurs collaborateurs ?

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samedi 21 octobre 2017
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