Prise de références professionnelles : comment mettre toutes les chances de son côté

Prise de références professionnelles : comment mettre toutes les chances de son côté

La prise de références auprès d’anciens employeurs ou managers est une étape du processus de recrutement devenue incontournable. Elle permet de compléter l’appréciation du recruteur après un entretien, qu’il s’agisse de le conforter dans ses idées, d’éclaircir une zone d’ombre, d’en apprendre un peu plus sur le candidat ou tout simplement de vérifier l’exactitude des informations délivrées.

Aux yeux des recruteurs et des employeurs, le savoir-être et le comportement en entreprise sont souvent aussi importants ou presque, que les compétences. Voyons donc comment mettre toutes les chances de votre coté pour obtenir le poste que vous convoitez, en complétant votre bonne prestation lors de l’entretien par un bon controle de références.


Bien s’y prendre pour obtenir de bonnes références

Quelles personnes choisir ?

L’idéal est de mentionner dans votre liste de références vos anciens N+1. Le recruteur préfère de loin avoir un retour de la part d’une personne qui a eu l’occasion de vous manager.

Si vous n’avez pas cette possibilité, il est toujours préférable de mentionner d’autres collaborateurs, plutôt que de ne donner aucune référence. Ainsi, un collègue expert dans le même domaine que vous pourra attester de votre expertise.

Par ailleurs, si vous n’êtes pas en mesure de donner des références parmi les membres de vos anciennes entreprises pour divers raisons (départ conflictuel par exemple), sachez que vous pouvez opter pour une autre option, celle de faire appel à des personnes extérieures. Des clients, des partenaires, des prestataires ou des fournisseurs avec lesquels vous avez eu des contacts réguliers et sur le long terme peuvent ainsi vous être d’une grande utilité.

Une liste préparée en amont et bien renseignée

Tout comme vous préparez votre entretien d’embauche, préparez votre liste de références et venez avec dès votre premier entretien, au cas où elle vous serait demandée dès le début du processus de recrutement. Les recruteurs apprécieront une liste soignée et complète, ce qui leur évitera de perdre du temps à faire des recherches sur internet. Pensez-donc à mentionner les informations essentielles : nom et prénom de la personne, sa fonction dans l’entreprise, son rapport hiérarchique par rapport à vous, ses coordonnées téléphoniques, éventuellement la période durant laquelle vous étiez dans l’entreprise.

Gardez également à l’esprit que lorsque vous évoquez des collaborateurs avec qui vous avez eu l’occasion de travailler, le recruteur peut ensuite vous demander leurs coordonnées, même s’il ne s’agit pas de vos supérieurs hiérarchiques. Il est donc préférable d’éviter de parler de personnes que vous ne souhaitez pas solliciter !

Prévenir les personnes « référentes »

Il est de contacter au préalable les personnes que vous souhaitez faire figurer dans votre liste de références. Tout d’abord pour leur demander leur accord, mais aussi pour « préparer le terrain ». En effet, ceci est l’occasion pour vous de présenter le poste auquel vous prétendez et vos contacts pourront s’ils le souhaitent, préparer leurs réponses. Ceci est d’autant plus s’il s’agit de postes que vous avez occupés plusieurs années auparavant, durant de courtes périodes (CDD, stage). Le contact a pu voir se succéder de nombreuses personnes depuis votre départ et peut avoir besoin de se rafraichir la mémoire, d’où de le prévenir avant l’appel du recruteur.


La crainte de retours peu élogieux

La loi française est claire au sujet de la prise de références en milieu professionnel : elle est autorisée sous réserve que le candidat en soit informé au préalable.

D’après la CNIL (Commission nationale informatique et libertés), « Le recueil de références auprès de l’environnement professionnel du candidat (supérieurs hiérarchiques, collègues, maîtres de stages, clients, fournisseurs...) est permis dès lors que le candidat en a été préalablement informé. » (2013).

L’Article L1221-9 du Code du Travail vient appuyer cette interdiction. « Aucune information concernant personnellement un candidat à un emploi ne peut être collectée par un dispositif qui n'a pas été porté préalablement à sa connaissance » (2016).


 

Gardez à l’esprit qu’un recruteur peut vouloir contacter vos anciens employeurs/managers, même s’ils ne font pas partie de votre liste. L’important, si vous craignez de mauvais retour à votre égard, est donc de contrebalancer avec des avis positifs. Au recruteur ensuite de faire la part des choses entre les différents retours qu’il aura reçu, et en tirer les conséquences qui s’imposent.

Globalement, les recruteurs n’apprécient pas qu’on leur cache quelque chose. Si vous ne souhaitez pas qu’il/elle contacte votre ancien employeur, jouez la carte de la transparence en lui expliquant les raisons qui vous y poussent. Si vous avez été en conflit avec cette personne, n’hésitez pas à le mentionner de façon à ce que le recruteur soit préparé à avoir éventuellement un retour peu élogieux, avant de passer son appel.


Entretenir son réseau

Enfin, pour donner de bonnes références aux recruteurs, il est essentiel d’entretenir son réseau : votre carnet de contacts professionnels doit être tenu à jour. Pour cela, n’hésitez pas à faire appel aux réseaux sociaux professionnels qui vous permettront de retrouver d’anciennes relations et de garder le  contact.

Et maintenant, c'est à vous de jouer !

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lundi 21 août 2017
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